La phobie est une peur irraisonnée face à un objet ou une situation qui ne représentent pas de danger en eux. Celui qui souffre de phobie en est conscient et fait de gros efforts pour éviter tout ce qui la déclenche. Le phobique a peur de se trouver face aux stimuli pathogènes qu’il craint.Il fera tout pour ne pas y être confronté.
Il existe deux sortes de phobies : les simples et les plus graves. Les phobies simples se rencontrent chez de nombreuses personnes elles sont diverses et peuvent s’atténuer ou disparaître avec le temps et l’âge. D’autres sont plus tenaces et peuvent durer plusieurs années.
Ces phobies courantes concernent la peur des souries, des oiseaux, des serpents, des araignées ou d'autres choses telles que couteaux, objets pointues etc. La plupart du temps, ces phobies ne représentent pas un handicap majeur dans la vie quotidienne.
En revanche, certaines phobies: la peur des endroits clos, de l’avion, des ascenseurs, des tunnels, du métro, des endroits en altitude, peuvent devenir envahissantes et perturber considérablement la vie. On trouve parmi ces phobies plus graves : l’agoraphobie ou la peur des grands espaces, la claustrophobie ou la peur des espaces clos, etc.…).
Ces phobies graves lorsqu’elles durent et s’installent vont fragiliser psychologiquement l’individu atteint. Les efforts permanents pour éviter les éléments provocateurs peuvent devenir obsessionnels. La souffrance des personnes qui en sont atteintes se manifeste par des symptômes psychosomatiques douloureux et perturbant la vie au quotidien. Parmi les symptômes psychophysiologiques on retrouve en plus de l'angoisse, des impressions de faiblesse généralisée surtout dans les jambes comme si l’on allait tomber. Une sensation d’évanouissement qui peut aller jusqu’à la perte du contrôle de soi, des sensations vertigineuses avec l’impression que l’on va mourir par manque d’air. Ces symptômes se rencontrent, par exemple, dans l’agoraphobie c'est-à-dire la peur de se trouver dans des grands magasins, ou la peur de traverser une grande place ou une grande rue etc.
Le phobique se verra enfermé dans une sorte de piège : la peur d’avoir peur va alimenter sous forme d’un feed-back permanent l’état psychopathologique et les symptômes psychosomatiques phobiques.
De même les claustrophobes souffrent de la même manière lorsqu’ils doivent affronter le passage dans un endroit clos. Ils feront tout pour l’éviter et s’ils se retrouvent dans cet endroit clos, bien que conscient de l’innocuité en lui-même de ce lieu. Ils vont développer tout un tableau symptomatologique psychosomatique sévère et traumatisant pouvant même aller jusqu’au malaise et à la perte de contrôle de soi.
Lorsque le phobique obsessionnel se retrouve dans la situation déclenchante, il peut être pris de peur panique qui se traduira soit par une inhibition complète avec une angoisse paroxystique et étouffante, soit par un état d’excitation et de fuite pour ensuite se sentir complètement anéanti, fatigué, épuisé par l’effort angoissant qui lui a permis de se sauver de l’endroit appréhendé.
Il faut prendre très au sérieux ce genre d’atteinte psychopathologique. Ceux qui en sont victimes doivent demander de l’aide, sans attendre, aux spécialistes compétents, médecins traitants, psychologues cliniciens et ce, en même temps car il s’agit d’intervenir simultanément sur les facteurs physiques et psychologiques.